Individu

Saviez-vous que

Depuis les années 70, les femmes ont intégré massivement le marché du travail atteignant en 2012 un taux d’activité de 69 % en Estrie[1]. Seulement 73 % d’entre elles, occupent un emploi avec des enfants âgés de moins de 6 ans comparativement à 94 % des hommes[2].

Pour faciliter ce passage au marché du travail, les gouvernements fédéral et provincial ont mis de l’avant les premières mesures de conciliation famille-études-travail en instaurant le congé de maternité et parental via le programme d’assurance-emploi et un réseau de garderies (CPE). En 2006, le provincial a mis de l’avant le Régime québécois d’assurance parentale bonifiant ainsi le soutien financier offert aux nouveaux parents notamment aux pères par le biais du congé de paternité. L’utilisation de ce congé est en constante augmentation chez les pères et présente un défi de plus pour les organisations.

Lors d’une étude régionale réalisée en 2011-2012 par ConcertAction Femmes Estrie et le CIME, un sondage administré auprès 900 parents aux études et/ou en emploi ainsi qu’aux employeurs nous révélait que :

  • Les femmes sont encore les premières concernées par les responsabilités liées à la conciliation, ce qui dénote la persistance d’inégalités, notamment dans le partage des rôles et des tâches domestiques;
  • 80 % des parents et des personnes proches aidantes déclarent avoir de la difficulté à concilier famille-études-travail;
  • Les aménagements de l’horaire de travail ou d’études et la possibilité de s’absenter pour des raisons familiales sont les principales mesures souhaitées pour faciliter la conciliation;
  • La plupart du temps, les entreprises proposent des arrangements au cas par cas, mais qui sont généralement peu formalisés;
  • Le recrutement du personnel constitue la préoccupation principale des employeurs ainsi que le taux élevé de roulement;
  • La conciliation famille-études-travail ne semble pas figurer en tête de liste des mesures d’attractivité et de rétention du personnel.

Selon un sondage de Naître et grandir réalisé par Léger au printemps 2014 auprès de parents québécois ayant des enfants entre 0 et 6 ans, voici ce que révélaient les chiffres :

  • « 72 % des parents se sentent coupables quand ils priorisent leur emploi à leur famille »;
  • « 40 % des mères se disent distraites pendant leur travail par leurs préoccupations familiales »;
  • « 74 % des pères considèrent que leur employeur est compréhensif quant à leurs responsabilités. Chez les mères, ça tombe à 66 % »;
  • « 45 % des parents ont de la difficulté à concilier travail et famille »;
  • « 59 % des parents trouvent que leur emploi enlève du temps qu’ils pourraient consacrer à leurs responsabilités familiales »;
  • « 67 % des pères, contre 52 % des mères, pensent que la conciliation travail-famille est équitable entre les deux parents »;
  • « 15 % des pères séparés, contre 33 % des pères en couple, trouvent que leurs activités familiales les empêchent d’avoir suffisamment de sommeil pour bien performer au travail »;
  • « 75 % des mères séparées affirment avoir suffisamment d’appui de leur milieu pour remplir leurs obligations. Ça tombe à 61 % chez les mères toujours en couple »;
  • « 45 % des parents de famille unie sentent que leur employeur s’attend à ce qu’ils priorisent leur travail plutôt que leurs responsabilités familiales. Ça tombe à 33 % chez les parents séparés »;
  • « 61 % des familles unies trouvent que leur travail réduit le temps qu’elles peuvent consacrer à leurs responsabilités familiales, tandis que ça descend à 45 % chez les parents séparés »;
  • « 78 % des mères séparées, contre 67 % des mères en couple, sont satisfaites de leur vie au travail. 90 % des mères séparées, contre 82 % des mères en couple, sont satisfaites de leur vie de famille ».
[1] Institut de la statistique du Québec.
[2] Conseil du statut de la femme.

Avantages à participer à la conciliation famille-études-travail-proche aidance

  • Améliorer la qualité de vie;
  • Augmenter la satisfaction au travail et la fidélité à l’entreprise;
  • Diminuer les problèmes de santé (stress, anxiété, etc.);
  • Retrouver du temps pour soi et le couple;
  • Avoir du temps de qualité avec la famille;
  • Être présent.e pour la famille dans les différentes étapes de la vie;
  • Avoir une plus grande capacité à faire face au stress dans les différentes sphères de la vie (famille-études-travail).

Pistes d’action

  • Se connaître et bien définir les priorités;
  • Savoir reconnaître notre propre situation (lorsque vous êtes en situation de proche aidance, par exemple)
  • Équilibrer autant que possible le niveau de vie avec la qualité de la vie;
  • Trouver des solutions par soi-même dans les différentes sphères de vie;
  • Mieux répartir les tâches du quotidien avec le/la conjoint(e);
  • Savoir faire appel à une aide extérieure pour prendre le relais;
  • Développer le réseau social.

Programmes et services

Lien vers le site du ministère de la Famille : https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/Famille/travail-famille/citoyens/Pages/programmes.aspx

Lien vers le site web de l’APPUI pour les proches aidants d’aînés : https://www.lappui.org/Regions/Estrie

 

Outils d’accompagnement

Lien vers le site du ministère de la Famille : https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/Famille/travail-famille/citoyens/Pages/outils.aspx

» Notre Guide sur la proche aidance et l’emploi