Sang gêne chez Ubisoft
Le 10 septembre dernier, nos collègues Joannie et Joana ont pris la route vers Montréal pour aller à la rencontre de l’équipe d’Ubisoft. Au programme : trois ateliers Sang gêne pour contribuer à faire tomber les tabous sur les menstruations en milieu de travail et de formation. Une trentaine de membres du personnel et de gestionnaires ont participé.
Pour briser la glace, quelques questions toutes simples. Le but? Réaliser que les menstruations ne s’arrêtent pas quand on passe la porte de la maison.
« Avez-vous déjà remarqué que les personnes menstruées cachent leurs tampons ou leurs serviettes lorsqu’elles se rendent à la toilette? »
« Avez-vous déjà senti le stress d’une collègue qui craint d’avoir taché son pantalon pendant ses menstruations? »
Une fois les discussions lancées, l’intérêt et l’implication des personnes participantes étaient au rendez-vous à 110 %! D’un côté, on parle de tabou. De l’autre, on constate à quel point les choses peuvent évoluer et qu’il est grand temps de parler des vraies affaires, sans gêne 😉.
Le simulateur de crampes : toujours aussi populaire!
Comme toujours, le simulateur de crampes menstruelles a fait fureur. Une vraie occasion de se mettre dans la peau d’une personne menstruée… pour vivre UN seul symptôme. Parce que oui, il n’y a pas que les crampes!
Quelques réactions entendues :
« Pendant la simulation, j’ai réalisé que ça prenait de la place dans ma tête. D’habitude, je n’ai pas à penser à ça. »
« C’est rassurant, parce que je peux débrancher l’appareil et c’est fini. Ce n’est pas comme ça pour les personnes menstruées. »
« Je pense qu’avec des crampes comme ça, je penserais à prendre congé… »
Et au travail, ça change quoi?
Ces réactions ont ouvert la porte à une discussion bien concrète. Si une seule crampe prend autant de place dans la tête, qu’en est-il de la concentration, de la productivité ou de l’humeur quand s’ajoutent la fatigue, les maux de tête ou l’inconfort? Et comment tout ça se répercute-t-il sur le travail d’équipe et les relations entre collègues?
Les personnes participantes ont vite fait le lien : les personnes menstruées vivent des réalités qui font que leur productivité n’est pas toujours linéaire. Et au fond, c’est vrai pour tout le monde! Personne n’est à 100 % tous les jours, menstruée ou non. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est simplement humain. La réponse, elle, reste la même : l’empathie et la bienveillance.
De là, chaque groupe s’est demandé ce qu’il pouvait faire, autant comme milieu de travail que comme personne. Et le constat qui est revenu le plus souvent est aussi le plus simple : il faut en parler, et arrêter de banaliser le vécu des personnes menstruées!
Un grand merci à Ubisoft pour son super accueil, son engagement et sa volonté de poursuivre les réflexions et les actions bien au-delà de l’atelier Sang gêne!
Alors, on visite votre milieu quand?





